Le territoire du Vexin Normand

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Territoire
du Vexin Normand

 

Récupérer et fabriquer à partir de matériaux collectés, c’est une seconde nature !

Que l’on soit accessoiriste pour une troupe de théâtre, bricoleur invétéré ou artiste en pleine création, chaque matériaux ou objets récupéré est source d’inspiration.

Le bon sens nous amène à consommer autrement, à ralentir cette marche forcée, à prendre plaisir à rechercher, à « bidouiller », à concevoir, à faire de nos mains.

C’est pourquoi, L’association ACTESOL a été créée en 2017, pour permettre l’ouverture d’un nouveau lieu de ressource et de créativité sur le territoire du Pays du Vexin Normand.

L’association se donne pour objet social de « protéger l’environnement et sensibiliser au développement durable par la prévention et la gestion des déchets ». A ce titre, elle porte un projet de création de Ressourcerie®, qui se veut:

  •   adapté aux besoins du territoire
  •   et porteur d’une dimension forte de sensibilisation des habitants afin d’accompagner au changement de comportement notamment à travers une dimension artistique.

 

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Le besoin environnemental

 

  • Description du problème auquel le projet veut apporter une réponse

Alors que la production de déchets augmente de 1% chaque année, seuls 20% sont recyclés. Le coût de gestion de ces déchets ne cesse de croître, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre liées à leur traitement.

Aujourd’hui, chaque Français jette 360 kg d’ordures par an, soit presque un kilo par jour, selon le Ministère de l’écologie. 80% de ces déchets, soit 290 kg, finissent en décharge ou sont incinérés, moyen peu écologique de les traiter. Certes, des progrès ont été réalisés depuis 10 ans avec la mise en place du tri sélectif et les rejets de dioxines par les incinérateurs ont été divisés par 6, entre 1995 et 2004. Mais le taux de recyclage (20%) reste très insuffisant.

  • Contexte : pourquoi est-ce un problème, quelles en sont les causes, quelle en est l’ampleur ?

La France court par ailleurs le risque de manquer d’installations de traitement des déchets (incinérateurs, centres de stockage…) en augmentation constante de 1% par an. De nombreux départements rencontrent des difficultés croissantes pour gérer leurs déchets, qui représentent un coût financier très lourd, assumé par les collectivités et les citoyens, via les impôts et les taxes locales. En France, 9 milliards d’euros ont été dépensés, en 2003, pour la gestion de tous les déchets dont 5,2 milliards par les collectivités, selon les chiffres de l’IFEN (Institut Français de l’Environnement).

  • Quelles en sont les causes ?

Les causes du problème se retrouvent dès la phase de conception du produit : création d’un objet de mode ou d’un gadget, suremballage et packaging incitant à la consommation.

En effet, l’augmentation du volume des déchets concerne également la responsabilité des industriels et des distributeurs, qui sont à l’origine de nombreux déchets imposés aux consommateurs -suremballages, portions individuelles, prospectus dans les boîtes aux lettres, etc- . La part des emballages non dégradables a en effet explosé : ils représentent aujourd’hui 50 % du volume des poubelles et 33 % de leur poids.

La durée de vie réduite du produit est aussi une cause du problème : il n’est plus réparable (obsolescence programmée, conçu avec plusieurs pièces soudés pour n’être pas réparable, défaut de pièces détachés, filière de réparation en difficulté, etc.).

Enfin, le produit en fin de vie ne suit pas le circuit spécifique susceptible de lui permette d’être recyclés (modalité de gestion des déchets, information du consommateur sur les modalités de tri, etc.).

A l’issue de la collecte, les déchets ménagers et assimilés subissent différents traitements qui dépendent des matériaux mais aussi de la manière dont ils ont été collectés. En 2011, le stockage en décharges et l’incinération restent des modes de traitement des déchets majoritaires en France. Ils représentent à eux deux 60% du traitement des déchets malgré la directive européenne « déchets » de 2008 qui hiérarchise les traitements et préconise en dernier recours l’incinération et le stockage.

Contexte

L’association ACTESOL a donc décidé de lancer une consultation visant à réaliser une étude de faisabilité en vue de la création d’une Ressourcerie® sur le territoire du SYGOM, situé à la frontière entre le département de l’Eure et de la Seine-Maritime.

Carte Eure

Le SYGOM est un syndicat à la double compétence collecte et traitement des déchets dont le territoire s’étend sur 106 communes de l’Eure et 3 de Seine-Maritime. Il est composé de 5 collectivités locales adhérentes:
– Seine Normandie Agglomération(SNA)
– CC Eure-Madrie-Seine
– CC Vexin Normand
– CC de Lyons-Andelle
– CC des 4 Rivières
Sa population totale s’élève à 95 000 habitants.
Depuis 2017, le syndicat est, lui-même, engagé dans l’élaboration d’un PLPDMA (Programme local de Prévention des Déchets Ménagers et assimilés) en vue de porter la mise en œuvre d’un programme d’action destiné à la prévention et à la réduction des déchets sur le territoire, en lien avec l’ensemble des parties prenantes. L’association Actesol a pris part aux réunions des groupes de travail et du Comité de pilotage.
Le présent document est le support présenté dans le cadre de la consultation de la population sur le contenu des actions du PLPDMA.

http://sygom.fr/images/pdf/PLPDMA%20SYGOM.pdf

 

 

 

Impact du projet

Les plus-values environnementales du projet :

Prolonger la durée de vie de produits de consommation,

Réduire les volumes de déchets à enfouir ou à incinérer : Préservation des milieux naturels, réduction des pollutions (air, sol, eau).

Éviter les cycles de production : Préservation des ressources naturelles, extraction des matières-premières – Réduction des transports, des émissions de CO2.

Traitement local des déchets (production et valorisation).

Augmentation du taux de valorisation des déchets (Réemploi, Démantèlement, Recyclage, création nouvelles filières…).

Réduction à la source de la production de déchets (sensibilisation).

Changement des comportements individuels et collectifs

Une filière au bilan carbone positive (les émissions de CO2 lors des collectes sont compensées par le réemploi des objets).

Les plus-values sociales du projet :

Créations d’emplois locaux et non délocalisables.

Accès au marché du travail et à des formations pour des personnes peu qualifiées

Support d’insertion socioprofessionnelle – Offre d’insertion large entre ouvert à un public mixte (hommes/femmes)

Acquisition de compétences transférables

Métiers porteurs et en développement (gestion des déchets et plus largement des métiers de l’environnement)

Partenariats multiples, participation à la vie locale et développement du territoire

Participation des citoyens, dynamiques citoyennes

Acteur de l’Economie Sociale et Solidaire

Accessibilité pour tous à des produits de consommation à moindre coût

Les plus-values économiques du projet :

Création d’une activité économique génératrice d’emplois sur un territoire

Réduction des coûts de traitement des déchets

Transformation de déchets en ressources

Développement de services de proximité

Développement local en partenariat avec les collectivités, les entreprises et les associations

Développement de nouvelles structures, de nouveaux métiers

Développement d’activité en zone rurale éléments clés de la projection financière.

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